Les Mémoires d'un Vonvon de Tonton Dumoco (Le DA VINCI CODE martiniquais, de nouveau disponible. )  -  Chalvet Février 1974 de Édouard de Lépine (Histoire du mouvement ouvrier martiniquais)  -  L'Amour à la créole de Pyrrha Ducalion (Nouvelles érotiques martiniquaises)  -  L'Incertain n°4 (Revue de création littéraire et artistique)  -  
Juliette Éloi-Blézès
Critique
De La Lézarde à Ormerod, Une poétique de la répétition
Plusieurs décennies séparent La Lézarde, le premier roman d'Édouard Glissant, prix Renaudot 1958, du dernier, Ormerod, publié en 2003. Pourtant, pas un ouvrage du corpus romanesque qui ne résonne d'échos plus ou moins appuyés du premier, et sous des for...
Lundi 11 decembre 2017  
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Collectif
L'Incertain n°3 (Janvier-Juin 2014)


- Parution : octobre 2014
- 146 Pages
- ISBN : 9782918141433
- Format 110x180mm
- Prix : 12 euros
Qte :


Jours de colère

Que dire quand le primitivisme tyrannique et la condescendance tortionnaire et philistiniste (re)jaillissent crûment sous le couvert de défense légitime en ce XXIe siècle ? Et que dire quand l'inadmissible sauvagerie de l'assassin souille la rétine de notre esprit et que l'on ressent subitement l'impuissance du lux dispersif et que s'impose à notre corps défendant l'insoutenable ténèbre ? Que faire quand nos yeux tout bellement sont dessillés par le direct de l'information, des écrans sociaux et des moyens technologiques et que la concertation du tronc commun planétaire en arrive au même constat d'échec et en même temps est incapable de penser l'action future à décliner pour amener à résipiscence, rétablir la justice et le bien-fondé ?
Comment admettre que des innocents encore empreints des premières candeurs de la vie soient envoyés ad patres pour le plaisir luxurieux, cruel et orgasmique, pour l'écoeurante gloutonnerie sanguinaire d'une minorité supranationale d'État affairée au lucre de la spéculation pathologique et boursicotière. Il me semble que celui qui n'a aucune estime pour l'Humanité et de ce fait pour la Nature et qui travaille à la dégrader, à l'enlaidir, à l'affadir, à la mutiler, à la dénaturer, à la mépriser, à l'annihiler, n'a de toute évidence pas sa place sur cette planète. Les mouroirs dispersés ça et là sur le globe perpétuent bien le cycle du cubisme guerniquéen en marches funèbres et montrent bien le degré irréparable de démence, d'agitations et de convulsions de notre planète qui, rappelons-le, est la plus petite du système solaire.
Sommes-nous véritablement conscients, dans ce soudain sursaut, qu'aucun billet, qu'aucune matérialité nummulaire ou virtuelle de ce monde ne peut priser la qualité de la vie, ne serait-ce que d'un seul enfant assassiné ou d'un seul être quel qu'il soit, essence de toute beauté dans le mouvement nébuleux de la Création. Ne serions-nous pas pleutres face aux turpitudes présentées sur la scène dramatique de ce monde ?
Beaucoup aiment à se réfugier dans le confort de l'influx de la grâce divine d'un miserere d'Allegri pour résoudre en pensée charitable le tourment moral, les angoisses et malaises matériels de ce bas-monde et qui affectent directement les parcelles internes de nos existences rendues insignifiantes dans l'océan de la mondialisation. Mais notre aliénation d'esprit n'est-elle pas assimilable à un immense filet de pêche jeté dans l'océan de la globalisation, où les poissons qui ont l'heur de s'y trouver, ont l'apparence illusoire de liberté. Regardez comme les gardiens numineux des temples et sanctuaires travaillent à nous rendre vulnérables et inoffensifs ! Voyez comme les mécanismes illusoirement démocratiques travaillent à nous rendre veules, taillables et corvéables à merci.
Sommes-nous incapables d'agir chez nous, au tréfonds de l'intimité familiale, dans le frémissement de notre village communautaire, de nous mobiliser au sein de nos Instances multiples et complexes à dessein, de nous faire entendre et faire jouer le poids de notre Demos ?
La vraie démocratie n'est pas celle des arlequinades des suffrages au grand dam des électeurs qui délèguent en substance et en absolue confiance, leurs facultés et vertus à des épouvantails en chiffons flottants qui font montre nuitamment de leur soumission, de leur loyauté servile et aveugle à l'opacité d'un système arachnéen, de leur ignorance et de leur inhabileté à organiser la Cité dans le dédale de l'exercice de leurs multiples fonctions électives, et travaillent à la rendre inintelligible et non pratique pour le vulgum pecus.
La Démocratie c'est avoir le courage de l'acte de penser l'action, c'est la force de penser sa liberté, et non attendre que des épouvantails pensent notre aérosphère où respirer ou notre horizon où regarder, la pitance où consommer. La Démocratie c'est soumettre à la sphère délibérante nos modes de pensée, nos valeurs, nos vertus, nos espérances pour qu'ils les portent au plus haut degré de l'Humanité et atteindre le positivisme tant désiré des siècles derniers dans lequel il ne s'agit pas de se hisser sur une marche de la pyramide à l'insu de l'Autre mais d'associer l'Autre comme un potentiel à construire ensemble les degrés de notre Humanité.

Gérald Désert



 


 
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